Sais-tu ce que signifie le mot « Manga » ?
Si on emploie le mot manga pour parler des bandes dessinées japonaises, il faut savoir qu’étymologiquement, manga signifie « image dérisoire » ou « dessin non abouti ».
En effet, il est composé de « man » (漫) : « involontaire », « divertissant », « sans but » et de « ga » (画) : « dessin », « peinture » !
D’ailleurs, le mot manga étant bien intégré à la langue française, il prend bien un « s » au pluriel Smile
Et il est bien du genre masculin… (même si bande dessinée est au féminin)
– LSV postée précédemment sur le forum le 7 Déc 2016
La plupart des mangas se conforment à un style développé au Japon à la fin du XIXe siècle, alors que la forme a une longue préhistoire dans l’art japonais antérieur. Au Japon, le terme manga désigne plus généralement la bande dessinée, quelle que soit son origine.
En Occident, le mot « manga » désigne une bande dessinée japonaise, mais aussi parfois une bande dessinée non japonaise respectant les codes des productions populaires japonaises ou pour nommer, par métonymie, d’autres produits visuels rappelant certaines de ces bandes dessinées (dessins animés, style graphique, etc.).
Les mangas se lisent de droite à gauche.
En raison du rythme élevé de parution et pour limiter le coût d’impression, la plupart des mangas sont dessinés en noir et blanc, mis à part la couverture.
Les deux premiers pays les plus consommateurs de mangas sont le Japon et la France en 2024.
La personne réalisant des mangas est appelée mangaka.
Ainsi on pourrait aussi bien traduire ce mot par « dessin au trait libre », « esquisse au gré de la fantaisie », « image malhabile » ou tout simplement caricature ou grotesque dans le sens de Léonard de Vinci.
Le terme devient courant à partir de la fin du XVIIIe siècle avec la publication d’ouvrages tels que Mankaku zuihitsu (1771) de Kankei Suzuki (où mankaku est une lecture alternative du mot), Shiji no yukikai (1798) de Kyōden Santō ou Manga hyakujo (1814) de Minwa Aikawa.
Également en 1814, Hokusai, futur graveur de La Grande Vague de Kanagawa, donne à ses recueils d’estampes parfois grotesques le titre Hokusai manga.
C’est ce dernier ouvrage qui fait connaître le mot en Occident.
Il aurait été ainsi choisi pour son analogie avec un terme similaire dans l’ancien temps mais dont l’écriture diffère, et qui décrit la conservation de proies dans les becs des pélicans indiquant des scènes prises sur le vif — comme l’oiseau fondant sur sa proie.
Le mot est utilisé pour désigner des bandes dessinées (alors souvent caricaturales) lorsqu’en 1890, après un voyage de deux ans aux États-Unis, l’artiste Ippyō Imaizumi conseille l’utilisation du terme comme traduction de l’anglais caricature au magazine Jiji shimpō, pour lequel il commence à travailler.
Il ne prend le sens précis de « bande dessinée » qu’au cours du XXe siècle.
Lorsqu’elle y devient très populaire, après 1945 et grâce à Osamu Tezuka, le terme s’impose pour finir par ne plus désigner qu’elle.
C’est ce terme qui a été utilisé à l’étranger (France, États-Unis, Allemagne, etc.), pour caractériser la bande dessinée japonaise, dont il est devenu un synonyme, et parfois grossièrement ramené à un genre.
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